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Episode 4 : Folie et frénésie à l’AS Cannes sur Football Manager 2024

Episode 4 : Folie et frénésie à l’AS Cannes sur Football Manager 2024
Oufti L'auteur de FMEurope
Simon Oufti
Mis à jour le 17 Décembre 2023 · 9 min de lecture

Avertissement : Ce récit est une œuvre de pure fiction écrit à partir d’une partie sur le jeu Football Manager 2024. Par conséquent toute ressemblance avec des situations réelles ou avec des personnes existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite.

A sec


Il m’arrivait encore de mettre mon nez dans les comptes du club mais pas seulement. J’avais conservé cette habitude depuis mes débuts au club.

La situation était délicate.

Nous avions seulement le 6ème budget sur 13 de la division. Et au fil des mois, nous creusions inexorablement un déficit.

La masse salariale représentait une grande partie de nos dépenses. En contrepartie, nous n’avions quasiment aucune entrée d’argent.

Football Manager


Anny ne souhaitait plus mettre d’argent au club. Concernant sa recherche de partenariat, elle ne me disait rien.

Je voyais qu’elle consultait beaucoup mais rien ne filtrait.

Il y avait bien eu une rumeur relayée avec insistance par RMC sport sur un potentiel repreneur : le propriétaire de l’As Roma, mais cela semblait ne pas s’être concrétisée.

Lors de la 1ère partie de saison, j’avais préféré me concentrer sur le terrain.

Lorsque la trêve hivernale arriva, 2 choses me préoccupèrent :

En premier lieu, la fin de contrat de nos joueurs. Nous avions en effet tous un an de contrat. A partir de janvier, n’importe quel club pouvait venir faire une proposition à nos joueurs.

Il était hors de question que Cannes se transforme en une braderie géante. On avait un standing à tenir.

J’avais donc décidé de faire resigner sans attendre quelques-uns de nos joueurs dont notre capitaine Medhi.

Soyons honnête, sa 1ere partie de saison fut décevante. J’attendais mieux de lui, il le savait. Si je l’ai fait resigner, c’est que j’étais persuadé qu’il allait hausser son niveau de jeu.

Pour les autres joueurs, leur contrat attendrait la fin de saison. Comme le mien.

La deuxième chose qui me préoccupait était le recrutement.

La marge que nous avions pour recruter était infime. On comptait énormément sur nos U19 pour l’avenir. J’estimais qu’on devait également apporter du sang neuf dans l’effectif à moyen terme.

Nous réussissions parfois à récupérer les vidéos de nos adversaires. Mais c’était insuffisant : nous ne pouvions pas nous contenter d’un match par ci par là pour observer de nouveaux joueurs.

Et je n’avais plus le temps pour jouer à l’analyste de données. J’avais une équipe à diriger.

"Anny, je sais que nous ne pouvons pas avoir de recruteur… Mais nous devrions trouver une solution pour au moins scruter quelques joueurs de notre division qui arrive en fin de contrat en juin."

"Ok et que proposez-vous ?" me demanda Anny

"J’ai toujours ce vieux copain Abou que j’ai rencontré à la formation d'entraîneur qui est prêt à rendre service. On pourrait lui proposer des missions ponctuelles sur des joueurs que j’ai préalablement ciblés"

"Vous savez que l’enveloppe pour le recrutement est très maigre. J’accepte qu’il nous facture mais pas plus de 400 Euros par joueur observé sur 10 joueurs grand max et ce pendant une semaine"

"Deal"

"Vous avez aussi appris l’anglais durant cette formation Simon ?"

Des yeux de Lynx



Abou Football Manager


Abou était devenu un bon pote à moi.

Lui n'avait pas eu la même chance que moi. Après avoir été viré du centre de formation de Nice, il faisait la plonge dans un restaurant sur le port de Nice.

Il avait eu l’idée de passer les premiers niveaux d'entraîneur en espérant voir sa situation évoluer.

Il fut fou de joie quand je lui proposai cette mission.

Ma volonté était de rajeunir l’effectif. Anny me mit au défi de recruter uniquement des joueurs de moins de 23 ans.

Les réserves de Monaco et de Nice étaient des viviers. Je pensais qu’il aurait qu’un saut de puce à faire pour observer ces joueurs.

J’avais tort : la plupart de ces joueurs avaient des contrats sur de longues durées. Les clubs les avaient sécurisées.

Je l’envoyai observer des joueurs de clubs plus éloignés. J’avais ciblé 2-3 gars avec quelques données basiques de data.

J’appela Abou :

"Il faut que tu ailles voir ce Raoult"

"A Marseille ? Didier le scientifique ?" me répondit-il

"Haha elle était facile celle-là. Non tu vas en corse à Balagne m’observer ce jeune joueur qui n’arrête pas de scorer"

"Oui je me doutais que tu m’enverrais le voir. Ok je monte dans le 1er ferry… et n’oublie pas mon chèque !"

On lui fit une proposition le 1er janvier. Il accepta et devint ainsi notre première recrue pour la saison prochaine.

J’envoyais Abou voir quelques autres cibles mais je pris la décision d’attendre la fin de saison pour leur faire une offre.

Tout dépendait de la division dans laquelle on allait évoluer l’an prochain. J’étais loin de m’imaginer que cela allait se jouer à 3 fois rien.

Un finish haletant



Débarrassé de la coupe, nous étions focalisés sur l’objectif de montée en N2. La lutte était extrêmement serrée.

On occupait la 3ème place lorsque débuta la 2ème partie de saison. On était au coude à coude avec la réserve de Nice et d’Ajaccio.

La phase retour ne comptait que 11 journées. Autant dire que nous n’avions plus le droit de perdre des points bêtement.

J’étais en train de pester tout seul en regardant les images de notre match nul contre Istres dans la pièce TV quand le grand Derek fit irruption :

"Simon, ça va ? Calme-toi, ne va pas casser l’écran ! C’est contre notre défense que tu en a ?"

"Sans blague Derek…Je sais qu’on prend trop de buts dans notre dos. On l’a vu contre Nice et là contre Istres c’était encore plus flagrant pfff…"

"Regarde là sur l’action, on a 3 mètres de retard" me dit-il en pointant son doigt sur l’écran.

"C’est normal c’est Nathalino… Il n’a plus ses jambes de 20 ans mais il a d’autres qualités. On est tout simplement trop haut sur le terrain. Tu as une suggestion ?"

"On devrait descendre d’un cran le bloc"

"Bien vu Derek !"

Le changement fut probant puisqu’on gagna tous nos matchs jusqu’en avril sauf contre la réserve de Nice (0-0).

On occupait la 1ère place à 2 journées de la fin.

Malheureusement, les équipes derrière nous suivaient bien le rythme qu’on leur imposait. Elles restaient à l'affût de la moindre défaite pour prendre notre place.

Les 2 derniers matchs de la saison allaient être déterminants : nous allions nous déplacer pour affronter la réserve de Marseille puis jouer contre la réserve d’Ajaccio à la maison.

Nous avions la possibilité d’être champion dès la prochaine journée en battant la réserve de Marseille avec des résultats favorables sur les autres terrains.

Mais je n’y croyais guère.

La probabilité que la réserve d’Ajaccio et de Nice perdent toutes les 2 étaient minces.

On prit une claque à Marseille 3-0. Celle-là nous avait fait mal.

La réserve de Nice nous rattrapa au classement. Mais nous avions une meilleure différence de buts (+5) qui nous permettait de rester 1er. La réserve d’Ajaccio, quant à elle, se trouvait à la troisième place, à seulement un point de nous.

Tout allait se jouer sur le dernier match à domicile contre la réserve d’Ajaccio.

Pour monter, il fallait d’abord qu’on gagne contre ce concurrent direct. Puis on dépendait du résultat de la réserve de Nice : si la réserve de Nice gagnait aussi contre Istres, il fallait que leur différence de buts soit inférieure à nous.

Autrement dit c’était largement jouable !

Je n’envisageai pas d’autres scénarios que la victoire. Et pour être honnête, je ne comptais pas suivre le match de la réserve de Nice à côté. J’interdis les portables à toute l’équipe même si la tentation était grande.

Étonnement la rencontre ne mobilisa pas les foules. Seulement 200 personnes étaient présentes à Coubertin.

J’alignais notre traditionnel 4-4-2. On ouvrit rapidement le score à la 13ème minute sur une ouverture lumineuse de « Doudou » désormais titulaire.

Nous posions pas mal de problèmes à cette équipe Ajaccienne. A la mi-temps, j’encourageais les gars à continuer de jouer ainsi.

A la 52ème minute, c’était autour de Souleiman d’apporter toute sa classe avec un centre millimétré pour notre ailier qui n’avait plus qu’à la pousser au fond !

Pour parfaire ce beau dimanche ensoleillé, à la 87ème minute on inscrivit le troisième but de la tête sur une touche longue remarquablement bien jouer.

Le coup de sifflet résonna dans l’enceinte quasiment vide mais qu’importe…

Nous étions champions de notre groupe !

10 ans après la liquidation judiciaire, nous parvenions enfin à monter en National 2. Quelle joie ! C’était incroyable !

Mon staff, mes joueurs, Anny…On se congratula longuement sur le terrain… puis la 3ème mi-temps commença…

Remerciements



La réserve de Nice avait gagné elle aussi contre Istres « mais seulement » 2-0. On finit le championnat ex-aequo avec 53 pts.

C’était grâce à notre meilleure différence de buts que nous avions pu accéder à l’étage supérieur.

Le lendemain, toute l’équipe était invitée à la mairie par David Léonard.

Football Manager


Anny, toujours très coquète, avait sorti pour l’occasion sa plus belle robe blanche aux rayures rouges.

Les mines fatiguées, nous nous retrouvions en cercle à porter un toast lorsque le maire entra dans la prestigieuse salle de réception.

Notre présidente offrit un maillot avec les fameuses bandes blanche et rouge à monsieur le maire.

Puis il monta sur l’estrade et tenu ce discours :

"J’adresse toutes mes félicitations à toute l’équipe, au staff, au coach et à Anny pour cette montée que tous les Cannois attendaient depuis des années.

J’ai vibré à chacun de vos matchs.

Vous me rendez extrêmement fier. Fier d’avoir fait les bons choix pour le club. Fier d’avoir insisté pour faire venir Anny.

Grâce à moi, le club est aujourd’hui entre de bonnes mains pour retrouver le monde professionnel…

Le meilleur est à venir, vous pouvez compter sur moi pour continuer à vous accompagner dans le futur"

La salle applaudit le discours centré sur lui-même du maire.

Le futur ?

Je n’avais aucune idée de comment allait se passer la suite. Ni pour le club avec quels budgets et ambitions ni pour moi et ma carrière juvénile de coach.

Serais-je reconduit ?

Pour l’instant, je préférais profiter de l’instant présent avec toute l’équipe, nous étions heureux.

J’étais loin de me douter que l’équilibre que nous venions de trouver était si fragile…




Avertissement : Ce récit est une œuvre de pure fiction écrit à partir d’une partie sur le jeu Football Manager 2024. Par conséquent toute ressemblance avec des situations réelles ou avec des personnes existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite.



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